Mardi 24 avril 2012 2 24 /04 /Avr /2012 15:30
AUTEUR : Kazuo Ishiguro, né à Nagasaki, est arrivé en Grande-Bretagne à l’âge de cinq ans. Décrhttp://enlivrezvous.typepad.fr/.a/6a00d8341c058f53ef012876e13ec7970c-piit par le New York Times comme « un génie original et remarquable », il est l’auteur de six romans : Lumière pâle sur les collines, Un artiste du monde flottant (Whitbread Award), Les Vestiges du jour (Booker Prize), L’Inconsolé, Quand nous étions orphelins et Auprès de moi toujours. Ses livres sont traduits dans plus de quarante langues. En 1995, Kazuo Ishiguro a été décoré de l’ordre de l’Empire britannique pour services rendus à la littérature et en 1998, la France l’a fait chevalier des Arts et Lettres. Il vit à Londres avec son épouse et leur fille. Les Vestiges du jour et Auprès de moi toujours ont été adaptés au cinéma.
 
TITRE : Auprès de moi toujours
 
 
ANNEE DE PUBLICATION : 2006
 
RESUME DE L'EDITEUR : Jadis, Kathy, Ruth et Tommy ont été élèves à Hailsham, une école idyllique, nichée dans la campagne anglaise, où les enfants étaient protégés du monde extérieur et élevés dans l’idée qu’ils étaient des êtres à part, que leur bien-être personnel était essentiel, non seulement pour eux-mêmes, mais pour la société dans laquelle ils entreraient un jour. Mais pour quelle raison les avait-on réunis là ? Bien des années plus tard, Kathy s’autorise enfin à céder aux appels de la mémoire et tente de trouver un sens à leur passé commun. Une histoire d’une extraordinaire puissance, au fil de laquelle Kathy, Ruth et Tommy prennent peu à peu conscience que leur enfance apparemment heureuse n’a cessé de les hanter, au point de frelater leurs vies d’adultes.
 
EXTRAITS :
 
"Alors vous attendez, même si vous ne le savez pas vraiment, vous attendez le moment où vous vous rendrez compte que vous êtes réellement différents d’eux ; que, dehors, il y a des gens comme Madame, qui ne vous détestent pas et ne vous souhaitent aucun mal, mais qui frissonnent néanmoins à la seule pensée de votre existence – de la manière dont vous avez été amené dans ce monde et pourquoi – et qui redoutent l’idée de votre main frôlant la leur. La première fois que vous vous apercevez à travers les yeux d’une personne comme celle-là, c’est un instant terrifiant. C’est comme vous entrevoir dans un miroir devant lequel vous passez chaque jour de votre vie, et soudain il vous renvoie autre chose, une image troublante et étrange."
 
"J'oscillais lentement au rythme de la chanson, serrant un bébé imaginaire contre ma poitrine. Plus embarrassant encore, je m'étais emparée, comme cela m'arrivait parfois, d'un coussin en guise de bébé, et je décrivais cette danse lente, les yeux fermés, chantant doucement chaque fois que ces mots revenaient: "Oh, bébé, mon bébé, auprès de moi toujours..."
 
LES CRITIQUES :
 
"Kazuo Ishiguro réussit à nous envoûter... un chef-d'oeuvre !"             
                                                                                                             Le Figaro Magazine

 L'AVIS DU CLUB DE LECTURE :

 
Avis de Corinne
 
Dans la poursuite de mes découvertes littéraires japonaises, j'ai lu le roman Auprès de moi toujours ou Never let me go pour la version originale. Ce livre ne m'a pas accroché (peu d'actions, peu d'intérêt), mais peut-être m'attendais-je à trouver un autre Murakami ?
 
Avis d'Emilie
 
Un roman poétique, humain à la fois troublant et fascinant.
L'histoire de Kathy, Ruth et Tommy, tous élèves dans une étrange institution en Grande-Bretagne. Ils sont coupés du reste du monde, mais pourquoi ? Quelle est leur véritable nature ? Un roman d'anticipation puissant flirtant avec la science-fiction. L'écriture de Kazuo Ishiguro est tout simplement magnifique.
 
 
Roman et adaptation cinématographique disponibles à la Médiathèque
 
ADAPTATION CINEMATOGRAPHIQUE :
 

 
 
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Lundi 16 avril 2012 1 16 /04 /Avr /2012 13:35

http://www.canevet.com/IMG/arton251.jpgAUTEUR : Mary Ann Shaffer,née en 1934 à Martinsburg, en Virginie-Occidentale (États-Unis). Elle a travaillé comme éditrice, puis bibliothécaire et dans une librairie. Il lui a fallu plusieurs années de travail pour que "Le cercle littéraire des amateurs d'épluchures de patates voie le jour" qui a été accueilli avec beaucoup d'enthousiasme. Malheureusement, peu après, sa santé décline et l'écrivain demande à sa nièce Annie Barrows, auteure de livres pour enfants, de l'aider à le finaliser. Ce roman aura été son premier et son dernier puisque Mary Ann Shaffer est décédée en février 2008, avant que son livre ne soit publié et traduit en plusieurs langues.

 

TITRE : Le Cercle littéraire des amateurs d'épluchures de patates

 

EDITEUR : NiL

 

ANNEE DE PUBLICATION : 2009

 

RESUME DE L'EDITEUR :

 

Aussi fantasque que son titre, et drôle, tendre, incroyablement attachant : voici un premier roman comme on n'en a pas lu depuis longtemps, qu'on a hâte de se passer de main en main.

Je me demande comment cet ouvrage est arrivé à Guernesey ? Peut-être les livres possèdent-ils un instinct de préservation secret qui les guide jusqu'à leur lecteur idéal...
Janvier 1946. Londres se relève douloureusement des drames de la Seconde Guerre mondiale et Juliet, jeune écrivaine anglaise, est à la recherche du sujet de son prochain roman. Comment pourrait-elle imaginer que la lettre d'un inconnu, un natif de l'île de Guernesey, va le lui fournir ? Au fil de ses échanges avec son nouveau correspondant, Juliet pénètre son monde et celui de ses amis - un monde insoupçonné, délicieusement excentrique. Celui d'un club de lecture créé pendant la guerre pour échapper aux foudres d'une patrouille allemande un soir où, bravant le couvre-feu, ses membres venaient de déguster un cochon grillé (et une tourte aux épluchures de patates...) – délices bien évidemment strictement prohibés par l'occupant. Jamais à court d'imagination, le Cercle littéraire des amateurs d'épluchures de patates déborde de charme, de drôlerie, de tendresse, d'humanité – Juliet est conquise. Peu à peu, elle élargit sa correspondance avec plusieurs membres du Cercle – et même d'autres habitants de Guernesey –, découvrant l'histoire de l'île, les goûts (littéraires et autres) de chacun, l'impact de l'Occupation allemande sur leurs vies... Jusqu'au jour où elle comprend qu'elle tient avec le Cercle le sujet de son prochain roman. Alors elle répond à l'invitation chaleureuse de ses nouveaux amis et se rend à Guernesey. Ce qu'elle va trouver là-bas changera sa vie à jamais.

 

EXTRAIT :

 

"C'est ce que j'aime dans la lecture. Un détail minuscule attire votre attention et vous mène à un autre livre, dans lequel vous trouverez un petit passage qui vous pousse vers un troisième livre. Cela fonctionne de manière géométrique, à l'infini, et c'est un plaisir pur."

 

LES CRITIQUES :

 

"Férus d'humour anglais, cet extravagant livre épistolaire est pour vous. [...] En plus d'être un délectable catalogue des excentricités littéraires de toute une communauté, ce roman est empreint d'une profonde humanité. C'est un chant d'amour à la lecture, démarche humble et silencieuse."

                                                                                                                                      Télérama

 

"Titre insolite, format épistolaire vintage, bons sentiments à gogo, faveurs de la critique : Le Cercle littéraire des amateurs d'épluchures de patates ne pouvait pas rester un innocent premier roman très longtemps. [...] Alors ne faites pas la sourde oreille, car ce livre exquis vous appelle."

                                                                                                                                       Le Point

L'AVIS DU CLUB DE LECTURE :

 

Avis de Virginie

 

Une année à peine après la fin de la seconde guerre mondiale, une écrivain en quête d'un nouveau thème pour son prochain roman reçoit une lettre en provenance de Guernesey. Un homme a en sa possession un livre qui lui a appartenu. De courrier en courrier, des liens d'amitiés se créent, des histoires se font jour.
D'habitude, je ne suis pas fan des romans épistolaires. Mais là, est-ce le coté so british, les personnages qui apparaissent et disparaissent au gré des lettres ou Elisabeth, fil rouge du livre... je ne sais pas, mais j'ai été séduite.
J'ai pourtant un regret, je n'y ai pas trouvé la recette de la tourte aux épluchure de patates... 
Une pensée pour Mary Ann Shaffer partie rejoindre ceux qui ne sont pas revenus en février 2008.
Bonne lecture !

Avis d'Emilie

 

Un roman épistolaire empreint d'humanité, des personnages attachants, une histoire à forte charge émotionnelle, Guernesey en toile de fond, voici tous les ingrédients qui font de ce livre un petit bijou.

 

Roman disponible à la Médiathèque

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Lundi 2 avril 2012 1 02 /04 /Avr /2012 10:03
AUTEUR : Carole Martinezhttp://www.bienvenuealouhans.com/photo/product/184/images/du_domaine_des_murmures.jpg
 
TITRE : Du domaine des murmures
 
EDITEUR : Gallimard
 
ANNEE DE PUBLICATION : 2011
 
RESUME DE L'EDITEUR :
 
En 1187, le jour de son mariage, devant la noce scandalisée, la jeune Esclarmonde refuse de dire « oui » : elle veut faire respecter son vœu de s'offrir à Dieu, contre la décision de son père, le châtelain régnant sur le domaine des Murmures. La jeune femme est emmurée dans une cellule attenante à la chapelle du château, avec pour seule ouverture sur le monde une fenestrelle pourvue de barreaux. Mais elle ne se doute pas de ce qui est entré avec elle dans sa tombe...
Loin de gagner la solitude à laquelle elle aspirait, Esclarmonde se retrouve au carrefour des vivants et des morts. Depuis son réduit, elle soufflera sa volonté sur le fief de son père et ce souffle l'entraînera jusqu'en Terre sainte.
Carole Martinez donne ici libre cours à la puissance poétique de son imagination et nous fait vivre une expérience à la fois mystique et charnelle, à la lisière du songe. Elle nous emporte dans son univers si singulier, rêveur et cruel, plein d'une sensualité prenante.
 
EXTRAIT :
 
« Je suis l'ombre qui cause.
Je suis celle qui s'est volontairement clôturée pour tenter d'exister.
Je suis la vierge des Murmures.
À toi qui peux entendre, je veux parler la première, dire mon siècle, dire mes rêves, dire l'espoir des emmurées. […]
J'ai tenté d'acquérir la force spirituelle, j'ai rêvé de ne plus être qu'une prière et d'observer mon temps à travers un judas, ouverture grillée par où l'on m'a passé ma pitance durant des années. Cette bouche de pierre est devenue la mienne, mon unique orifice. C'est grâce à elle que j'ai pu parler enfin, murmurer à l'oreille des hommes et les pousser à faire ce que jamais mes lèvres n'auraient pu obtenir, même dans le plus doux des baisers. […]
Entre dans l'eau sombre, coule-toi dans mes contes, laisse mon verbe t'entraîner par des sentes et des goulets qu'aucun vivant n'a encore empruntés. Je veux dire à m'en couper le souffle.
Écoute ! »
 
LES CRITIQUES :
 
« Du domaine des Murmures est un terrible conte, obsédant de songes et de signes. Carole Martinez sait trouver les mots qui approchent au plus près les élans silencieux, la fragilité et le pouvoir des femmes. »
                                                                                                                                                   Xavier Houssin, Marianne
 
« Une écriture organique et musicale au rythme changeant, passant de la lenteur sacrificielle à la sauvagerie. »
                                                                                                                                                          Christine Ferniot, Lire
 
« Les lecteurs qui ont fait le succès du Cœur cousu, son premier roman, reconnaîtront son écriture teintée de réalisme magique. Il y a du D.H. Lawrence chez Carole Martinez. Une même façon de hisser l'amour charnel au rang de paradis accessible aux mortels, et de voir le divin dans la nature. »
                                                                                                                                Anne Crignon, Le Nouvel Observateur
 
PRIX LITTERAIRE : Prix Goncourt des Lycéens 2011
 

L'AVIS DU CLUB DE LECTURE :

Avis d'Anne-Marie
 
Ce roman se déroule pendant le Moyen Age. Les thématiques de l'enfermement et de la religion sont omniprésentes. L'écriture est emprunte de poésie et d'onirisme, le lecteur se laisse bercer au fil des pages malgré une sensation d'étouffement qui fera place à l'espoir et à la lumière.
Roman disponible à la Médiathèque
 

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Lundi 5 mars 2012 1 05 /03 /Mars /2012 14:32
http://www.editionspoint2.com/images/couvertures/m/9782363940155.jpgAUTEUR : Arnaldur INDRIDASON, né en Islande en 1961, a accompli un coup de maître avec son premier roman policier, déjà traduit en plus de vingt langues.
 
TITRE : La cité des Jarres
 
EDITEUR : Point 2
 
ANNEE DE PUBLICATION : 2006
 
RESUME DE L'EDITEUR :
 
Un nouveau cadavre est retrouvé à Reykjavik. L'inspecteur Erlendur est de mauvaise humeur : encore un de ces meurtres typiquement islandais, un «truc bête et méchant» qui fait perdre son temps à la police... Des photos pornographiques retrouvées chez la victime révèlent une affaire vieille de quarante ans. Et le conduisent tout droit à la «cité des Jarres», une abominable collection de bocaux renfermant des organes...
 
LES CRITIQUES :
 
"Le Suédois Hennig Mankell n'a qu'à bien se tenir, Arnaldur est en train de le talonner."
                                                                                                                                                  Lire
 
"Quel lien y a-t-il entre l’assassinat d’un violeur qui n’a jamais été condamné et la photo d’une petite fille décédée à l’âge de quatre ans ? Qui a prélevé à l’époque le cerveau sur le cadavre de l’enfant ? Quel est l’intérêt et le sens du message déposé sur le cadavre du récent défunt ? S’agit-il d’un meurtre “typiquement islandais”, autrement dit “un truc dégoûtant, gratuit et commis sans même essayer de le maquiller, de brouiller les pistes ou de dissimuler les preuves” ? L’esprit humain fonctionne d’une manière tellement étrange… Anéanti par sa propre vie privée mais mû par un flair infaillible, l’inspecteur Erlendur ne tarde pas à comprendre qu’il lui faudra résoudre plusieurs énigmes. Avec sa violence contenue et sa froide maîtrise, La Cité des jarres dénonce une société faussement lisse, ravagée de l’intérieur. Un roman dont la noirceur n’a rien à envier aux sagas scandinaves."
                                                                                                                                                  FNAC

L'AVIS DU CLUB DE LECTURE :

Avis de Corinne
 
Voilà donc un polar islandais, relativement classique (il s'agit d'une enquête autour du meurtre d'un vieillard), où se mêlent l'univers de la génétique et une série de viols. C'est un roman bien construit et que le lecteur prendra plaisir à lire même s'il n'y a pas de grande surprise.
Ce roman se lit facilement et le format des éditions "Point 2" me plaît (on peut facilement le mettre dans sa poche et en feuilleter quelques pages dès qu'on a quelques minutes...).
 
Roman coup de coeur disponible à la Médiathèque
 

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Jeudi 26 janvier 2012 4 26 /01 /Jan /2012 15:35
AUTEUR : Yasmina KHADRAhttp://www.lemediateaseur.fr/wp-content/uploads/2011/08/l-equation-africaine-cover.jpg
 
 
EDITEUR : Julliard
 
ANNEE DE PUBLICATION : 2011
 
RESUME DE L'EDITEUR :
 
Autour d'un phénomène dramatique - les prises d'otages récurrentes au large de la Somalie -, Yasmina Khadra, au sommet de son art, construit un roman éblouissant, qui mêle suspense, récit d'aventures et histoire d'amour enfiévrée.

Médecin à Francfort, Kurt Krausmann mène une existence ordinaire, limitée à ses allers-retours entre son cabinet de consultation et son appartement bourgeois. Jusqu'au drame familial qui va le précipiter dans le désespoir. Afin de l'aider à surmonter son chagrin, son meilleur ami, Hans, un riche homme d'affaires versé dans l'humanitaire, lui propose de l'emmener sur son voilier jusque dans les Comores, pour les besoins d'une bonne cause. Au large des côtes somaliennes, leur bateau est assailli par des pirates. Kurt et Hans sont enlevés puis transférés dans un campement clandestin. Dans leur geôle improvisée, se trouve déjà Bruno, un otage français que tout le monde semble avoir oublié, et qui tente péniblement de concilier sa passion pour le continent africain avec l'angoisse de sa captivité. Une détention à l'issue incertaine, des conditions de vie innommables, une promiscuité dangereuse avec des mercenaires sans pitié, c'est le début d'une descente aux enfers dont personne ne sortira indemne. Mais parce que le drame est propice aux revirements de situation, c'est aussi pour Kurt le début d'une grande histoire d'amour.
En nous offrant ce voyage saisissant de réalisme, qui nous transporte, de la Somalie au Soudan, dans une Afrique orientale aux multiples contradictions - tour à tour effrayante, irrationnelle, sage, fière, digne et infiniment courageuse -, Yasmina Khadra confirme une fois encore son immense talent de narrateur. Construit et mené de main de maître, ce roman décrit la lente et irréversible transformation d'un Européen, dont les yeux vont, peu à peu, s'ouvrir à la réalité d'un monde jusqu'alors inconnu de lui. Un hymne à la grandeur d'un continent livré aux pires calamités.                                           
 

L'AVIS DU CLUB DE LECTURE :

Avis de Virginie
 

La rentrée littéraire a été encore une fois particulièrement prolixe, qu'il est donc difficile de faire son choix parmi plus de 650 livres proposés ! Heureusement, sur un étal, le dernier Yasmina Khadra m'attendait. Ayant rencontré l'auteur au salon du livre de Paris en mars, j'avais envie de poursuivre l'exploration de son univers. La couverture et le titre me paraissaient énigmatiques. La quatrième de couverture acheva de me convaincre.

J'avais déjà pu apprécier les qualités littéraires de l'auteur dans L'olympe des infortunes, je n'ai pas été surprise. Des phrases superbes émaillent ce récit difficile. L'auteur emploie parfois des termes peu usités dans la langue française, comme l'adjectif « immarcescible » désignant quelques chose qui ne peut être flétri... joli mot, non ? D'autres passages décrivent avec poésie une Afrique sauvage et violente. Cette juxtaposition participe à l'effet de choc culturel qu'on peut ressentir en lisant ce livre. Ce médecin qui vit dans une opulence occidentale se retrouve dans une situation de dénuement total, devant survivre dans la plus grande indigence au milieu d'êtres qui n'ont plus que l'apparence humaine. Et pourtant...

Un récit écrit sous une forme de témoignage, le narrateur n'étant autre que Kurt lui même, est d'une efficacité redoutable. Les sentiments et leur évolution au cours de la détention du personnage sont partagés par le lecteur. On se laisse emporter par cette aventure, on vit l'enfermement, la faim, les espoirs et désespoirs des prisonniers jusqu'au jour...

Un roman bouleversant, à la fois philosophique et initiatique, qui présente un monde aux multiples facettes, où tout est possible, du meilleur comme du pire... (vous avouerez que je ménage bien le suspense, non?)

Si je n'ai lu qu'un seul roman de cette rentrée littéraire d'automne, je suis heureuse d'avoir choisi celui-ci, et je ne saurais trop vous motiver à faire la même chose.

 
Roman coup de coeur disponible à la Médiathèque
 
 
Par Les Dévoreurs de livres de Signy-l'Abbaye - Publié dans : Romans
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